Home Actu Lebron « King » James rentre à Cleveland: la vraie histoire de son choix

Lebron James a mûri.

Lebron James est depuis plusieurs années considéré comme le meilleur joueur de la planète, digne héritier de Michael Jordan, Magic Johnson ou encore Larry Bird.

Lebron est allé 4 fois successivement en finale NBA, il en a gagné deux en 2012 et 2013,mais cette année, les Spurs de Tony Parker et Tim Duncan l’ont arrêté net, lui et ses Miami Heat dans sa quête de titre. Dans sa quête de légende.

A présent, Lebron, Le King, le « Chosen One » devait prendre sa décision: devait-il rester à Miami et essayer de gagner encore? devait-il tenter le saut dans une nouvelle équipe et espérer enfin rattraper Michael Jordan et ses 6 titres de Champion NBA avec ses mythiques Bulls?

Ou….devait-il rentrer à la ville de son coeur – Cleveland-, l’état de son coeur -l’Ohio-, le coin qui l’a vu grandir et devenir ce qu’il est aujourd’hui -Akron-?

Toute la NBA était littéralement figée à attendre sa décision: les plus grandes franchises espéraient frénétiquement que la star les choisisse, les autres superstars (Carmelo Anthony, Chris Bosh, Kevin Love…) retardaient leur propre décision pour attendre de voir ce que Lebron allait faire, la presse, les fans et même les politiques étaient accrochés à leur téléphone, leur twitter, leur journal local, pour savoir à la seconde ce que le Dieu actuel du basket allait décider.

Et le verdict est tombé. De manière humble qui fait contraste avec son annonce fracassante, et qui a beaucoup terni son image, en 2010 pour dire qu’il quittait les Cleveland Cavaliers pour aller à Miami.

Lebron revient à la maison. « I’m coming Home ». Il l’annonce dans une lettre très sobre et très poignante sur le site Sports Illustrated (voici la lettre pour les anglophones). Le monde se remet à tourner. Même un peu trop vite. Tout s’agite. LeBron reste calme. Est est en paix avec sa décision, il sait que c’est la bonne.

Chez Sportroops? on est pas surpris.

On se met dans la tête de King James et voilà ce qu’il s’y passe.

« Je suis le King. Plus qu’Elvis et Ramsès II réunis.

Pourtant, les Spurs nous ont mis une belle fessée quand même en finales. Le pire? ils risquent d’être encore plus forts l’année prochaine ces fils de chien! Tim Duncan, c’est plutôt Duncan McLeod oui! le mec ne veut pas vieillir!

Bon, je fais quoi?

Mes lieutenants Dwyane Wade et Chris Bosh sont tous les deux carbonisés (le 1er plus que le second). J’ai dû tout faire cette année et vu le recrutement que me promet Pat Riley (Danny Granger, un autre carbo, et Josh McRoberts, qui est très flashy mais qui n’a jamais rien gagné), on va sûrement pas être meilleurs.

Ok, Miami c’est mort.

Qui d’autre?

Lakers? Kobe va revenir et ce mec croit toujours qu’il est meilleur que moi. Il va pas la lâcher.

Houston? Dallas? Chicago? Suns?

Nah. Je passerai pour un mercenaire. Pourtant, j’aimerai vraiment pouvoir rattraper Michael Jordan et ses 6 bagouses de champion. C’est le seul moyen d’être considéré meilleur que lui, ou au moins son égal.

Attends, ça veut dire qu’il me reste 4 titres à aller chercher? C’est le moment de sortir la calculette. Je vais sur mes 30 ans. Je suis pro depuis que j’ai 19 ans, ce qui me laisse penser que j’ai encore 5 ou 6 années à mon meilleur niveau.

Argh! je vais devoir aller en finale chaque année de ces 6, être super bon, avec une super équipe, espérer que le reste des équipes ne se renforcent pas, et…peut-être que je pourrai en gagner 4.

Sh#t! je rattraperai jamais Mike!

Bon. Au lieu de chercher les trophées et la gloire, il ne me reste plus qu’à me faire plaisir. Savoir où j’ai VRAIMENT envie d’être.

Fastoche: Cleveland! je l’ai mal quitté, mais que je l’aime ce bled! Les gens m’ont pardonné, le proprio qui m’avait descendu à mon départ me supplie à présent de revenir. Les fans m’aiment plus que jamais.

Et l’équipe? ben mine de rien, y a du potentiel! Kyrie Irving, mon pote Varejao, et le numéro 1 de la draft et véritable monstre physique: Andrew Wiggins. Sans oublier Dion Waters & Tristan Thompson!

Je décroche mon téléphone: « Yo, Mike Miller, Ray Allen, vous venez? ».

Tout de suite, on peut être pas mal du tout dans 2 ans. On pourrait même gagner un titre ou deux. Ça serait les premiers titres tous sports majeurs confondus de la ville depuis presque 30 balais.

Waw, ça a de la gueule!

Attends, je joue pas pour gratis non plus! Re-calculette. Je prends pas un contrat sur plusieurs années. Juste deux histoire de voir comment le club évolue. C’est tout? nah. D’ici 2016, la NBA renégocie ses contrats télé et fera rentrer beaucoup plus de cash. Du coup, les équipes peuvent augmenter le Salary Cap. Qui c’est qui va en profiter? ben c’est bibi! je vais presque pouvoir récupérer toute la somme que j’ai laissée sur la table en ne signant pas avec les Heat! Cerise sur le gâteau: même ceux qui n’ont pas brûlé mon maillot lorsque je me suis barré y a 4 ans vont devoir quand même en racheter un, puisque je ne vais pas jouer avec le numéro 23 d’avant mais avec mon numéro 6.

Tchin-Tchin! Je suis un génie.

Allez, je vais pas faire la même bêtise deux fois: pas d’émission et d’énorme fête pour annoncer plein de titres comme à Miami. Je vais faire une lettre. Toucher la corde sensible tout en étant sincère. J’envoie plus rien à ESPN, la lettre c’est pour Sports Illustrated cette fois: « I’m coming home ».

Tiens, je me repasserais bien le top 10 de mes plus belles actions chez les Cavs pour une mise en bouche. C’est parti! »

A quelques mots près et en Anglais, on est sûr que c’est le raisonnement qui a mené Lebron a sa terre natale. A sa terre promise. A un futur titre en 2017.

The King is back!

Lebron « King » James rentre à Cleveland: la vraie histoire de son choix
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